Breakfast on Pluto
BREAKFAST ON PLUTO
Neil Jordan, Irlande/Angleterre, 2005, 122 min, 35mm, VOSTF, fiction
OUVERTURE DU FESTIVAL ! Mercredi 10 mai à 20h30 au cinéma les Variétés.
Dans les années 70, Patrick « Kitten » est le fils illégitime du prêtre de la paroisse d’une petite ville irlandaise. Très vite, il a conscience d’être un marginal : il n’aime pas le foot mais adore les vêtements féminins et le maquillage. Véritable personnage, il fait preuve d’une volonté inébranlable et d’un charme remarquable. Pourtant il n’a qu’une seule idée : retrouver sa vraie mère. Un jour, le passage d’un groupe rock va lui permettre de fuir sa ville natale et de commencer sa quête, tantôt réaliste, tantôt fantastique à travers l’Irlande en guerre, puis à Londres. Dans le tourbillon londonien, il se cherche, se travestit et côtoie rapidement tout un monde haut en couleur. Avec innocence et candeur, il va de mésaventures en rencontres rocambolesques. Au gré de ses errances, "Kitten" est mêlé malgré lui à un complot de l’IRA visant la capitale britannique. Trouvera-t’il alors le bonheur espéré ?
Breakfast On Pluto est le dernier film de Neil Jordan, le réalisateur de The Crying Game et Entretien avec un vampire. Adapté du roman de Patrick McCabe, il campe un personnage positif et naïf qui étonne et détonne. L’évocation des années 70 est parfaitement réussie avec une bande-son superbe. A noter la performance de Cillian Murphy, qui interprète le rôle de « Kitten » avec une grande finesse. Une comédie dramatique et étonnante.
But I’m a Cheerleader
BUT I’M A CHEERLEADER
Jamie Babbit, Etats-Unis, 1999, 85 min, DVD, VOSTF, fiction
Megan a tout pour elle, elle est bonne élève, Pom-Pom Girl pour l’équipe de sport mais elle n’a pas de petit-copain ! Ses parents et ses amis pensent qu’elle est lesbienne... Ils décident aussitôt de l’envoyer dans une maison de rééducation, un lieu où des jeunes gays et lesbiennes redeviennent hétéros après quelques cours et travaux pratiques. Là, Megan sympathise avec toute une bande et plus particulièrement avec Graham, une fille très délurée...De leur côté, Joel, André, Clayton et Dolph, tous gays, craquent pour les muscles et le sex appeal des super modèles qu’on leur donne en exemple et surtout pour Mike leur éducateur (RuPaul Charles ici totalement à contre-emploi) !
But I’m a Cheerleader est une comédie hilarante à l’ambiance très kitch ! Il s’inspire de faits réels : aux Etats-Unis il existe de nombreuses maisons thérapeutiques pour faire rentrer les jeunes homos dans le droit chemin !
Samedi 13 mai à 20h30 au cinéma les Variétés
Cachorro
CACHORRO Bear Cub
Miguel Albaledejo, Espagne, 2005, 100 min, DVD, VOSTF, fiction
Pedro est un séduisant dentiste homosexuel qui mène une vie amoureuse très débridée. Quand sa sœur aînée, Violeta, une hippie attardée, part en Inde avec son dernier petit ami en date, Pedro propose de s’occuper de son neveu Bernardo, âgé de onze ans.
La cohabitation doit durer deux semaines. Pedro commence par changer ses habitudes : il refuse, en effet, que son neveu le voit tel qu’il est vraiment. Mais l’enfant est particulièrement à l’aise à ses côtés, et finalement il ne gêne en rien Pedro. Survient alors un drame qui va radicalement bouleverser leurs existences : Violeta et son petit ami sont arrêtés en Inde ; ils devront rester des années en détention.
Désormais Pedro doit relever toute une série de défis inattendus : l’éducation d’un enfant, sa scolarité... Les liens avec son neveu se resserrent peu à peu et se transforment en un mélange d’amitié et d’affection sincère. Des sentiments que Pedro n’a jamais ressentis pour quiconque. Tout se passe pour le mieux jusqu’au jour où Dona Teresa, la grand-mère paternelle de Bernardo, profite de l’absence de Violeta pour obtenir la garde de l’enfant. Elle se livre alors à un odieux chantage affectif sur lui. On ne peut pas, dit-elle, confier un enfant à un homosexuel...
« À la fois touchant, drôle et réaliste » (San Francisco Chronicle), ce film « magnifiquement interprété est un plaidoyer explicite et sophistiqué en faveur de l’homoparentalité » (TV.Guide.com). Primé dans de nombreux festivals à l’Etranger en 2004 et 2005 (meilleur film à Dallas, Meilleur film européen à Montréal, Meilleur Acteur aux Goya Awards).
Séance en présence d’Arno Chevrier, Comédien.
Dimanche 14 mai à 16h au cinéma les Variétés.
Do I Love You ?
DO I LOVE YOU ?
Lisa Gornick, Royaume-Uni, 2002, 75 min, DVD, VOSTF, fiction
L’écrivaine réalisatrice Lisa Gornick est la vedette de cette comédie romantique, qui jette sur le milieu lesbien de Londres un regard d’une ironie désabusée.
Marina traverse la crise de la trentaine. Bien que sa relation avec son amie Romy soit au beau fixe, elle semble vouloir tout faire pour la mettre en péril. Marina s’embarque dans un délire existentiel afin de comprendre la communauté inextricablement enchevêtrée de ses amantes, ses amants et sa famille. Pour Romy, le problème vient du fait que ces femmes s’assument davantage en tant que lesbiennes, qu’elles sont probablement de meilleures amantes, et qu’elles ont réussi professionnellement. Mais la vérité n’est jamais aussi simple...
Ce premier long-métrage, qui porte un regard nouveau sur les crises sentimentales, les infidélités et le trouble, avec un ton à la Woody Allen, est une comédie pétillante et philosophique. De nombreux prix à l’étranger ont salué cette œuvre, tournée avec un budget dérisoire. Plaisir et divertissement garantis.
Jeudi 11 mai à 20h au cinéma les Variétés.
Le Bal des chattes sauvages
LE BAL DES CHATTES SAUVAGES
Veronika Minder, Suisse, 2005 , 87 min, 35mm, VOSTF, documentaire
Les femmes attirées par d’autres femmes existaient bien avant qu’on en parle. Dans ce documentaire, cinq femmes suisses de différentes générations, partagent leurs vécus pour retracer l’histoire d’une minorité, pour le moins discrète : leur quête identitaire, leurs relations et leurs lieux de rencontre souvent secrets, leurs réseaux...Que signifiait aimer les femmes quand le mot « lesbienne » n’osait être prononcé, comment rencontrer ses amantes ? Qu’en est-il aujourd’hui ? Photos d’archives et documents d’époque forment un collage qui éclaire avec malice ces interviews et ce voyage à travers le temps. Un regard singulier sur le fait d’être différente et de réaliser sa vie avec bonheur.
La réalisatrice Veronika Minder a longtemps travaillé dans la musique et la mode, puis s’est occupée d’un cinéma d’Art et Essai à Berne. Depuis 2000, elle participe à différents projets comme médiatrice culturelle. Ce film a reçu le Teddy Award du meilleur documentaire à la Berlinale 2005.
Séance en présence de la réalisatrice.
Vendredi 12 mai à 20h au cinéma les Variétés.
En partenariat avec le CODIF (Centre d’Orientation, de Documentation et d’Information des Femmes) et le CEL (Centre Evolutif Lilith) Marseille.
Sugar
SUGAR
John Palmer, Canada, 2004, 78 min, DVD, VOSTF, fiction
Cliff, se sent à l’étroit dans sa vie de jeune banlieusard. Comment pourrait-il fêter dignement son dix-huitième anniversaire ? Cookie, sa sœur de douze ans a la réponse : elle lui offre une liasse de billets pour qu’il parte s’amuser à Toronto. Et voilà Cliff dans les quartiers chauds de la ville. Là il rencontre Butch, un tapin au charme fou, dont il tombe aussitôt amoureux... À ses côtés, Cliff découvrira l’univers gay, le sexe, la drogue, la prostitution, bref, la vie cruelle et fascinante de la rue.
L’originalité de Sugar tient d’abord à la personnalité de son créateur, le sulfureux Bruce LaBruce. Réalisateur du mémorable Hustler White, peu de gens connaissent son autre passion : l’écriture de nouvelles, dont le recueil JD a servi de base à Sugar.
« Sugar / le sucre » est une métaphore sur la dépendance aux drogues, au sexe, à la vie de prostitués... À sa sortie, le film a reçu des éloges en cascade, beaucoup ont salué son grand réalisme, sa sensibilité et surtout son refus du mélodrame et du compromis.
Vendredi 12 mai à 22h30 au cinéma les Variétés.
Un Año sin amor
UN AÑO SIN AMOR
Anahi Berneri, Argentine, 2004, 95 min, 35mm, VOSTF, fiction
Buenos Aires, 1996. Pablo est un jeune poète qui n’a pas encore été édité. Il partage avec une tante, un peu exubérante un appartement dont son père paie le loyer. Pablo est séropositif. Il commence à écrire son histoire. Dans ce journal de bord, il jette ses interrogations, sa transformation, les nouveaux traitements, les désirs d’amour extrême, ses fantasmes « cuir »...
Il passe des petites annonces et rôde dans le milieu gay en quête d’amour furtif. À travers les rencontres, les petites annonces, le sexe S.M., il explore la liberté du corps, la recherche de l’amour, la peur de le perdre, la mort omniprésente. Il prend peu à peu conscience du rapport entre souffrance et désir. La sexualité devient bientôt un moyen d’affirmer son individualité, de combattre sa maladie. Il inscrit là son envie de vivre. Un an plus tard, l’autobiographie de Pablo est publiée.
Un Año Sin Amor est le premier film de la réalisatrice Anahi Berneri. L’action se situe en 1996 avant l’arrivée des trithérapies. Ce film a obtenu le Teddy Award de la meilleure fiction au Festival de Berlin 2005.
Samedi 13 à 22h15 au cinéma les Variétés.
Séance en partenariat avec le SNEG (Syndicat National des Entreprises Gaies).
Unveiled
UNVEILED
Angelina Maccarone, Allemagne/Autriche, 2005, 97 min, 35mm,VOSTF, fiction
Fariba, fuit l’Iran parce qu’elle aime les femmes et qu’elle veut vivre librement. Elle s’installe en Allemagne mais bientôt sa demande d’asile est rejetée. Son désarroi est accentué par la mort de son meilleur ami Siamak qui disparaît tragiquement. Finalement, elle décide d’utiliser son titre de séjour et de prendre son identité : elle doit alors se déguiser en homme dans le foyer d’immigrés où elle s’installe. Chaque faux pas peut désormais dévoiler sa vraie identité et entraîner son expulsion du pays. Malgré sa peur, elle trouve du travail au noir dans une usine et y rencontre Anne, une collègue. Celle-ci est aussitôt attirée par Siamak-Fariba et son comportement étrange. Elle l’invite à rencontrer ses amis, à partager son intimité. Peu à peu les choses basculent...
Avec Unveiled, la réalisatrice Angelina Maccarone aborde avec justesse le sujet de l’exil et propose un film grave sur l’immigration et la tolérance. Le titre, « dévoilée », prend ici un double sens très éloquent.
Samedi 13 mai à 16h au cinéma les Variétés