NEWSLETTER |
VENDREDI 15 JANVIER 2010 à 20 h SEANCE SPECIALE Nous serions heureux de vous retrouver nombreux pour cette première programmation de l’année 2010, avant d’autres rendez-vous puis la 8ème édition du Festival REFLETS, qui se déroulera à Marseille du mercredi 5 au dimanche 9 mai. Nous vous proposons de découvrir un film singulier, sans préjugés, qui propose avec talent une « love story gay », radicalement éloignée des codes et visions habituelles.
Avec : Nehuen Zapata, Oscar Génova, Marisa Pàjaro, Javier de la Véga. En 2009 : Prix de la Critique Française aux « Rencontres Cinémas d’Amérique Latine » de Toulouse. Premier prix du Festival « Rio Negro Proyecta » (Argentine). En sélection au Festival d’Hambourg (Allemagne), « Festival International du Cinéma Gay et Lesbien » de Barcelone (Espagne), « Festival international de Cinéma » de Mar del Plata (Argentine) , Festival « Cinémas et Cultures d’Amérique Latine » de Biarritz, et Festival « Chéries-Chéris » de Paris. Synopsis : Vil romance est un film singulier présentant une histoire passionnelle et tourmentée entre deux hommes de deux générations différentes. Il se dégage du film une force narrative incontestable, qui nous entraîne certes dans un univers de violence et de domination, mais qui laisse apparaître les sentiments et l’affection mutuelle des deux protagonistes, grâce au jeu magnifique tout en nuances et justesse des deux interprètes, dont il est à souligner qu’ils ne sont pas professionnels. Au-delà de ce récit d’une romance prenant par moments des tournures complexes et brutales, il est question pour le réalisateur José Celestino Campusano de montrer un des véritables visages de la société argentine. Le réalisateur met en scène une communauté d’individus parfois meurtris par le vice et une violence que le cinéma argentin n’a pas pour habitude de révéler. Avec ce film, il revendique une liberté de ton et un regard novateur qui se veut au plus proche de la réalité urbaine.
Quelques propos du réalisateur, recueillis par Aurélie Louchart pour Evene.fr. Juillet 2009 Les acteurs : J’ai choisi chaque acteur en évaluant tout d’abord son expérience intime, ce qui rend les acteurs crédibles car ils ont la même charge dramatique que celle en présence dans le film. Tous les « marginaux » partagent le même code de vie. Ma décision de travailler avec des « non professionnels » reflète une préférence de radicalité cinématographique. Ne laisser la parole qu’à ceux qui vivent en intime ce qu’ils disent dans le film…. La marginalité : Tous les hommes qui ont provoqué des changements dans l’humanité sont des marginaux. Si les gens ne sortent pas des clous, aucun changement ne se produit. Je respecte beaucoup la vie des gens normaux, mais elle ne m’inspire pas. De nombreux cinéastes filment déjà cela très bien. La violence, le sexe : Il y a effectivement de la violence dans mon film, mais l’essentiel réside du côté de l’aspect anthropologique de « Vil romance ». On expose des codes de la vie en communauté. N’importe quel journal de 13h est plus violent que mon film. Voir un enfant abattu par les troupes américaines est immensément plus violent que mon long-métrage. Quant aux scènes de sexe, le spectateur doit comprendre pourquoi il y a tant de furie qui se déchaîne. Cette furie est proportionnelle à la tromperie de Roberto. Il faut que le spectateur puisse le palper, et pour cela, il fallait faire plus que l’insinuer. Et puis, s’il y avait des ellipses, ça ne fonctionnerait pas, parce que le film prend ses virages dans les scènes de sexe ».
|