--------
Les expositions :
Le Festival présente
au Cinéma Les Variétés les travaux d'artistes
plasticiens, ouvrant ainsi un autre espace, entraînant le regard
vers d'autres façons de percevoir, de ressentir, d'interpréter
et d'imaginer le monde. Un parcours
écrivant par la diversité d'expressions et formes une
histoire à la fois singulière et multiple. Lors
de cette édition seront ainsi montrées des œuvres
déclinant sous différents supports (photographies, peintures,
images numériques), le corps et sa représentation.
Réalisme, abstraction,
transformation, images détournées et pourquoi pas icônes
: quelques travaux proposés par les artistes :
Vernissage des expostions le vendredi 9 mai, à 19h30, au cinéma les Variétés
Patrice Guitard :
"ANAMNESIS, je me souviens comme Personne"
Vit et travaille "un peu partout dans le monde" : Toulouse, Marseille, Paris, New-York...
Plasticien, photographe, peintre, acteur, danseur.
"Pour moi l’axiome
"Vivre" allait s’affirmer dans un développement
erratique avec les rencontres du dessin, de la peinture, de la photographie,
du théâtre, de l’écriture des mots et
celle du corps, la danse contemporaine mais aussi le costume, le
vêtement. Alors insoupçonnée, je trouve aujourd’hui
une définition à cette évolution de connaissances,
de perceptions, d’émotions dans une dynamique originelle
: la Migration."
"Dans les interrogations où je me trouve, je ne prétends
pas à “ une réalité vers laquelle il
faudrait marcher ” mais exprimer une sensation, une perception
de l’Ailleurs qui possède un potentiel accessible
à toutes, tous. "
"Le corps est le symbole de l'hospitalité, l'hôte
et l'invité. Son grand pouvoir est de laisser vivre la pensée
pour approfondir sa vérité, sa liberté, ses
illusions et de trouver sa gamme médiatrice. Sa masse étant
un chant de paradoxes affecté d'unité, de conflits
qui s'affranchissent avec assez d'équilibre pour ne pas perdre
la face, le face à face avec l'Autre Côté."
Patrice Guitard - Avril
2003
Maria Roclore :
"GO" - "la Vierge de Jésus" - "méli-mélo-mêlé"
Vit et travaille à Marseille et en Guadeloupe.
Ecole d’architecture à Dijon.
Peinture : ateliers chez André LHOTE puis Jean BERTHOLLE, Paris.
Expose depuis 1960 en France (Dijon, Lyon, Martigues, Paris, Créteil, Marseille...) et à l'étranger (Ostende, Beyrouth, Genève, New-York...). Après de nombreuses années consacrées à la peinture sur toile et divers supports, Maria Roclore se tourne en 1998 vers la création d'images numériques.
Outre ses images présentées pendant le Festival, le public pourra retrouver ses oeuvres durant tout le mois de mai, à la Galerie SORDINI - 51, rue Saintes 13001 Marseille.
"Grâce à ce nouvel outil souple très flexible je suis plus proche de ma démarche quant à sa réalisation. Je me sers de mon passé culturel, de mes connaissances de la peinture classique.
J'utilise des sujets actuels, ou des éléments de mes anciennes peintures comme support. Je cherche en tout la dérision, dénoncer l'inadmissible, être lucide. Dénoncer, expliciter, faire prendre conscience du monde qui nous entoure avec sourires, rires. L'image débride l'esprit, nous entrons par le biais des médias de toutes sortes, des jeux électroniques, dans la "civilisation de l'image". Lors de mon exposition, j'ai pu constater la fascination exercée par mon C.D.rom "d'images détournées". Etre sur le qui vive malgré tout, car à travers les logiciels de plus en plus perfectionnés et sophistiqués, il y a un danger de "création préfabriquée".
Je ne suis pas pour l'image pour l'image, mais pour une image pensée réfléchie, porteuse."
Maria Roclore - Avril 2003
Laetitia
Merle :
"Sans
Paroles"
Vit et Travaille à
Marseille.
Etudie aux Beaux Arts de Montpellier
et obtient en 1996 un diplôme national d'Art Plastique.
De 1996 à 2003 : nombreuses expositions et performances artistiques
à Montpellier, Marseille.
Elle développe parallèlement à son travail de
peinture des collaborations diverses avec entre autres le peintre
Ming (installations) et la Compagnie chorégraphique D. Bagouet
(décors pour spectacle).
"Peindre pour donner forme à l’informe.
Désigner pour nommer.
Rendre visible la limite fragile entre l’humain et l’inhumain.
Déformer les corps de façon clownesque.
Le trait se charge, repasse, pour reconstruire.
Sans sexe, sans identité, la nature humaine apparaît
perdue.
Juste le cœur pour vivre les douleurs
Je ne cesse de vouloir réparer mes personnages, comme
des poupées cassées, mutilées, abîmées.
Des fragments de vie, de membres reconstitués
Le trait mécanique tient les articulations fébriles.
L’animal accompagne la solitude de l’enfance.
Le silence s’installe."
Laetitia Merle - Avril 2003
Du
jeudi 8 au dimanche 11 mai 2003
Cinéma Les Variétés – 37, rue Vincent Scotto
La Canebière – Marseille 1er
Organisation et coordination : M.P.P.M. (Moving Project /
Projets en Mouvement), en collaboration
avec le Cinéma Les Variétés
Contacts : Michèle Philibert, Florence Fradelizi, Yann Moraux
Tél & Fax : 04.91.64.75.87 et 04.95.04.96.39
festival-reflets@wanadoo.fr
http://www.reflets.org