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| SITIONS | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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EXPO |
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Laurence Chanfreau
: "floo" photographies
Vit entre Marseille et Paris. Cette artiste et photographe a comme terrain de prédilection, depuis 1995, la sexualité et sa représentation d'un point de vue corrosif et dénonciateur. Elle nous livre là, par une série d'autoportraits, une autre facette de son intimité où la poésie et la tendresse poussent un cri et se débattent au sein de ce monde. |
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Images
du corps décliné en de multiples mouvements fluides et
délicats offert à notre perception. Notre vision sollicitée
de ci de là en différents points d'attraction et retraits. Silence, cri, douceur, violence, caresse, toucher, texture. Un corps, un espace, un instant, nous offrent l'intime révélé d'une femme entre le visible et le secret. |
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Patrice
Guitard : "Choses rien que
pour moi & moi rien que pour toi": installation photographies
- poésie - collages |
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Plasticien,
photographe, peintre, acteur, danseur.
Vit et travaille "un peu partout dans le monde" Toulouse, Marseille, Paris, New-York... "Quoi
dire? J'ai collé, frappé de mots, cousu ces images après
une année passée à la campagne, lorsque je suis
revenu en ville, à Paris. Une année de convalescence où
malgré des allers-retours ferroviaires, le corps, tout mon corps
ne trouvait pas les forces pour vivre ses désirs physiques. J'ai |
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île-moi & mon inspiration engagée, tendue vers île-lui
qui me perçoit au travers de ses propres gestes & l'instance
d'un inconscient collectif (Le rêve baroque). Il n'était
pas question alors d'exposer à d'autres regards extérieurs
que les miens, intérieurs, intimes, ces conversations lunaires,
diurnes & nocturnes, lesquelles avaient laissé surgir cette
nécessité d'aimer & d'être aimer, furtive si
ce n'est fugitive. Eternelle. Romantique. Une chose est sûre dans la vie, c'est que j'aime être ensorcelé. L'enchantement par l'Inconnu (celui qui tenaillera mes barbelés..., mes coutures d'acier...), l'indicible dans la rencontre avec l'Autre. Que la relation que nous explorons à l'air libre soit, oui soit, sous le charme de puissances actives, créatrices qui transgressent le monde des conventions. La tentation d'une aventure où la curiosité, le respect, la douceur aussi sur & sous la maîtresse peau deviennent innovations. Prendre des risques dans le faire & le dire du chaos-vivre de l'intimité exclusive. Je vis dans un monde d'indices, de présences imperçues, de rencontres parfois captivantes qui me bouleversent jusqu'au délire, (Une à vrai dire : il aurait pu être choisi par Le Caravage comme modèle, O que j'attends), elles façonnent des sensations nouvelles, des émotions uniques. Je donne mon corps à l'Autre pour susciter ces perceptions du réel & de l'irréel. L'œil, logé, a dû regarder les évidences de cet univers sémiotique puis l'esprit s'est saisi d'intériorité subjective pour s'opposer au prosaïsme du fini. Avec le rien, le rien lui-même, sa continuité a laissé des traces. C'est par là-même que les photographies trahissent mes secrets, discrets ou hurlants pour affronter la maîtrise symbolique de l'absence, de l'Absent, & forger l'intuition de mes sens. A naître dans mon intime avenir... " Patrice Guitard |
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| Hervé Joseph Lebrun : "albrecht becker" photographies | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Photographe, réalisateur, vit et travaille à Paris.
"Ces
oeuvres sont des photographies intrusives, elles sont de l'ordre du
très intime. Ce travail est un témoignage, il est là
pour défendre et secourir la cause homosexuelle : ne pas passer
sous silence que les homosexuels et les lesbiennes ont été
persécutés par les nazis et déportés. |
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| Voir son site | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
"…Hervé
Joseph Lebrun. Architecte de formation, explore le corps d'un
Allemand nonagénaire adepte du body art et de l'automutilation:
Albrecht Becker. Condamné en 1935 à trois ans d'emprisonnement
pour ses relations homosexuelles, Albrecht Becker découvre le
sadomasochisme en prison. C'est durant un hiver passé sur le
front Est qu'il s'applique son premier tatouage. Parcourant toutes les
formes d'intervention sur son corps, il s'injecte, depuis les années
soixante-dix, de l'huile de paraffine dans les testicules et autour
du pénis. Résultat: une transformation complète
de son anatomie intime. Plusieurs générations séparent
Albrecht Becker d'Hervé Joseph Lebrun et à première
vue rien ne les réunit vraiment. Le premier est né avec
le siècle, alors que le deuxième affiche une trentaine
triomphante. A l'inverse du modèle, transformé par plus
de 50 ans d'interventions, de tatouages et de piercings, le photographe
est une “belle gueule” au corps intact.
….Il s'agit d'un reportage sur le corps de Becker, sans prise de position. le corps devient un territoire de montagnes, un paysage. Un paysage que parcourt, médusé, le visiteur. A travers la peau d'Albrecht Becker, il traverse le siècle, étouffé de douleurs, à la recherche cathartique de la liberté." Copyright Tristan Cerf Le Temps / Genève 1999 "…Hervé J. Lebrun est un photographe qui appartient à la mouvance d'un art fétichiste, art corporel, un art rebelle parce qu'il est lié à l'univers fantasque. Le mode photographique a le mérite de mêler intimement le monde magique, la part inconsciente de l'homme, avec un langage symbolique universel enrichi au cours des âges. Le corps est la mémoire de l'épopée humaine, il est le grand nostalgique des origines. De l'art pariétal des grottes (les mains à Lascau) à l'homme robotisé de Métropolis, on peut dire que le corps est "venu, qu'il a vécu, qu'il a vaincu" grâce à sa mémoire sensorielle, l'instinct de survie et il est également dépendant de l'actualité politico-économique. Le corps est au centre de l'ultime débat, le présent en devenir. Cet instinct intellectif est l'arme essentielle de l'existence humaine au quotidien. Le corps humain est le paradoxe, il est le lieu de combat où se disputent les montres et les anges…." Copyright Marie-Claire Cordat Pezner 1999 |
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