
Le Rêve du RoiOuverture du Festival :
Avant-première
Le Rêve du Roi, Cristina Dias – Belgique, 2007, 13 min, fiction.
«Quelqu'un rêve.
Il rêve de son double qui est en train de rêver de lui.
Inquiété par la possibilité du réveil de l’autre, il part à la recherche des livres cachés dans
les interstices des villes.»
Cristina Dias
«Alors que l’on croit n’assister qu’à une simple danse d’appartement – la fille d’en face que
l’on regarde danser seule entre ses meubles! – on est vite catapulté dans la nature avec ce
«Rêve du roi» qui, comme tout rêve digne de ce nom, relève de la quête. On suivra donc le héros
(même si ici, le roi est «queen») dans l’établissement de sa topographie narcissique. Guidé par de
mystérieuses amulettes personnelles, drapé d’un manteau à la hauteur de sa fonction - spectaculaire -
il se glisse dans la nuit, entre les phares des voitures et les aboiements des chiens, pour
rejoindre le bord de mer et dormir sur le banc d’un arrêt de bus – ce qui fait de lui le premier
roi SDF… La mer, la ville, la forêt et retour à la maison, cocon d’une intimité retrouvée après
avoir longtemps chassé son reflet.»
Sebastien Ministru (Journaliste)

Comme des Voleurs (A l'Est),
Lionel Baier, Suisse, 2006, 104 min, fiction.
Un couple s’enfonce dans la nuit au volant d’une voiture « empruntée » à la Radio Suisse,
comme des voleurs. C’est Lucie et son frère Lionel, enfants d’un pasteur vaudois, et
potentiellement descendants directs d’une famille polonaise. Mais rien n’est moins sûr. Ce qui
est sûr, c’est la course-poursuite en Slovaquie, les usines désaffectées de Silésie, la voiture
volée, le mariage blanc, l’étudiant de Cracovie, les faux passeports, les vrais ennuis, la route
pour Varsovie, l’aventure, enfin. Et quelque part en Pologne un cheval qui se noie, nuit
après nuit.
Avec son second long métrage de fiction, Lionel Baier, le nouveau talent du cinéma suisse, se
lance sur les traces de Blaise Cendrars et propose un voyage au coeur de la passion. En
l’occurrence, cette passion prend la forme de la recherche de l’identité. Elle emporte tout sur
son passage. Lorsqu’il découvre qu’il a du sang polonais, en effet, Lionel ne tient plus en place.
Sous l’oeil effaré, d’abord, puis complice par la suite, de sa soeur Lucy, Lionel plaque tout,
son copain, son boulot, ses parents... Il s’embarque dans un road movie qui l’emmènera au bout de
lui-même, via les autoroutes d’Europe centrale, Auschwitz et Varsovie. Citant John Ford, Lars von
Trier ou Michel Soutter, Lionel Baier multiplie les clins d’oeil. Il se met à nu, (il interprète
son propre rôle au côté de l’excellente Natacha Koutchoumov), dans une oeuvre subtile, drôle et
grave à la fois. Un brillant numéro de haute-voltige, qui traite de sujets tels que la suissitude,
l’homosexualité, les requérants d’asile… Rafraîchissant et attachant.
Prix spécial du jury du 55e Festival international du film de Mannheim-Heidelberg. Ce prix a été
décerné “pour la fantaisie, l’authenticité des dialogues, la légèreté artificielle… et les
discussions passionnées que ce film a déclenché dans le jury”.
Séance en présence de Katharina Christl et du réalisateur Lionel Baier.
Précédée d’un apéritif à 19 h.

Clôture du Festival :
Avant-première
The Bubble, Eytan Fox, Israël, 2006,
115 min, VOSTF, fiction.
A Tel-Aviv, le quartier de Sheikin Street, chic et branché, semble être sur une autre planète.
Dans cette « bulle de paix ». Lulu, travaille dans un Body shop, Noam chez un disquaire et Yali
tient un café. Tous les trois vivent dans la plus grande insouciance et semblent ignorer les
conflits qui les entourent. Mais, tout change le jour où Noam rencontre Ashraf, un palestinien au
physique ravageur. Une relation forte et érotique commence entre les deux hommes. Ashraf
s’installe peu à peu dans le groupe et tous l’aident à rester en Israël clandestinement. Le couple
devient un symbole de paix et de compréhension mutuelle. Mais l’utopie de ces jeunes est vite
rattrapée par la réalité politique et sociale et la violence atroce du quotidien...
Remarqué avec « Tu marcheras sur l’eau » et « Yossi & Jagger » l'Israélien Eytan Fox fait un rêve
sur grand écran et signe une chronique tragi-comique. Il en profite pour décrire la vie à Tel-Aviv
à travers une jeunesse à la sexualité mélangée, qui sort, écoute du rock, va au théâtre, organise
une rave pour la paix… et où Noam et Ashraf sont comme deux Roméo et Juliette des temps modernes.
The Bubble : Une histoire d’amour entre deux jeunes hommes, avec pour contexte la tragédie et les
horreurs du conflit entre Israël et Palestine.
Sélectionné en 2006 au Festival de Toronto, en 2007 à Berlin (Teddy Award - Prix du Public de la
Berlinale).
Séance en collaboration avec le Festival “Regards sur le cinéma israélien”

Autres films
Amnésie: L'énigme James Brighton,
Denis Langlois, Canada, 2005, 90 min, VOSTF, fiction.
Inspiré d'un fait divers, Amnésie : l’enigme James Brighton raconte l'histoire d'un américain
trouvé nu et amnésique dans un parking désaffecté du Vieux-Montréal en 1998. Il pense s’appeler
James Brighton, mais la seule chose dont il est certain, c’est d’être gay. Pendant trois mois, il
est pris en charge par l’organisme S.O.S. Gay qui tente de l’aider dans sa recherche d’identité.
James Brighton devient alors un phénomène médiatique, on le voit partout, à la télé, dans les
journaux. Cet engouement amène peu à peu la suspicion : il est arrêté et accusé d’usurpation
d’identité. Est-il vraiment amnésique ? Qui est il ? Reste à résoudre la vraie question :
qu’est-il arrivé à ce jeune homme ? Un an plus tard, Sylvie, une étudiante en criminologie,
reconstitue l’histoire qui la fascine et questionne sa propre identité.
Une oeuvre intrigante, efficacement mis en scène par le réalisateur canadien Denis Langlois
(L’Escorte) qui explore de nouveau les thèmes de l’identité, de la sexualité, de l’amitié et de
la famille.

Au-delà de la haine, Olivier Meyrou,
France, 2005 , 85 min, documentaire.
A Reims, une nuit de septembre 2002, François Chenu, 29 ans, est battu à mort dans un parc par
trois skinheads, parce qu’il est gay. La famille du jeune homme a accepté de se livrer à la caméra
du réalisateur Olivier Meyrou et de parler à nouveau des faits. Avant et pendant le procès en
assises, au fil des entretiens avec les avocats de la défense, de la partie civile, le
documentaire explore le combat des parents et de la famille pour ne pas vivre dans la haine, pour
éviter la violence et rester fidèle aux valeurs humanistes de toute leur vie. Au delà de la haine
est un film d’une force poignante, une leçon en faveur de la tolérance et du respect d’autrui.
Ce film a obtenu le Teddy Award du meilleur documentaire à la Berlinale 2006.
Séance suivie d’un débat en présence du réalisateur et avec la collaboration de l’association SOS
Homophobie.

Beautiful Boxer, Ekachai Uekrongtham,
Thaïlande, 2003, 116 min, VOSTF, fiction.
Voici un sujet très original car le réalisateur met en scène sur la base d'une histoire vraie, la
vie d’un jeune garçon, boxeur, qui ne souhaite qu'une chose, devenir une femme. Ce jeune homme a
donc une motivation que les autres n'ont pas et deviendra un immense champion de boxe thaïlandaise.
Face à ses adversaires, c'est plus que la honte qui est en jeu, c'est le respect et l'honneur.
Salué à travers le monde par une critique élogieuse et lauréat de nombreux prix, Beautiful Boxer
renverse par sa poésie particulière. On ne peut pas être insensible à cette oeuvre qui interroge avec
sincérité et bonheur les rapports masculin/féminin, le transexualisme et la tolérance.
Beautiful Boxer est touchant, drôle et nous plonge dans l'âme et les tourments de Nong. Son
histoire se déroule, de son enfance où il se paraît de fleurs, à son entrée au monastère jusqu'à
son ascension fulgurante dans le sport le plus dangereux et le plus masculin qui soit : la boxe.
Car un soir, pour un combat, il se maquille et, contre toute attente, devient la coqueluche de la
presse thaïlandaise. Mais Nong a un secret, et il ne désire qu'une chose : changer son destin.
Beautiful Boxer est un film qui apprend la tolérance et le regard sur les autres, surtout dans le
contexte du « Muay Thaï », sport violent par excellence. Le réalisateur Ekachai Uekrongtham a
souhaité mettre en scène la "vraie" vie atypique d'un boxeur dont l'identité est en désaccord avec
la pratique de ce sport.
Il a su mettre en image aussi bien les scènes de combats que le quotidien de ce jeune boxeur
évoluant dans un contexte agressif, qu'il va apprendre à maîtriser et à utiliser. Une mise en
scène évolutive ou l’acteur principal, le jeune Asanee Suwan, interprète avec finesse ce rôle qui
est pour lui est le premier.
Sélection et Prix aux Festivals de Los Angeles, Seattle, Turin, Bruxelles, Berlin.

Beautiful thing, Hettie MacDonald,
Royaume-Uni, 1996, 90 min, fiction.
Au sud de Londres, dans la cité de Thamesmead en plein été, trois adolescents se morfondent. Jamie
est rejeté par ses camarades de classe et sèche les cours, Ste se fait battre par son père alcoolique
et son frère. Leah, renvoyée du lycée, vit dans le monde de la musique des «Mamas and Papas».
Sandra, la mère de Jamie, battante, généreuse et enjouée, essaie de comprendre son fils et se bat
pour obtenir une promotion. Elle essaie de maintenir sa relation avec son amant baba cool Tony.
Un soir, Sandra ramène Ste couvert de bleus chez elle. Ste trouve à partir de là de plus en plus
souvent refuge chez eux, où il partage la chambre de Jamie. Les deux garçons se confient l’un à
l’autre et leur amitié se transforme en sentiment amoureux.
Les deux ados devront apprendre à se faire respecter par les habitants de la cité, milieu plutôt
hostile à l'homosexualité...
Un scénario qui combat les clichés avec la grâce de l’insouciance, et une réalisatrice qui filme
avec générosité et humour, Beautiful Thing bouleverse et donne envie d’aimer pour de vrai.
Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes
Meilleur Scénario au Festival International de Lauderdale
Prix du Meilleur Film au Festival Gay et Lesbien de Londres
Grand Prix du Festival du Film de Paris

Gypo, Jan Dunn, Royaume-Uni, 2005,
98 min, VOSTF, fiction.
Helen vit avec Paul depuis vingt-cinq ans. Leur fille habite toujours chez eux avec son bébé
qu’elle élève seule. Helen est lasse de la monotonie de son existence et ne supporte plus
l’indifférence et la mesquinerie. Paul, lui, ne veut plus vivre de petits boulots et s’en prend
souvent aux immigrés qu’il accuse de tout les maux. Un soir, en sortant du pub, Helen rencontre
une amie de sa fille, Tasha, une jeune réfugiée tchèque, d’origine Rom, en attente de son passeport
britannique. Helen est intriguée puis charmée par cette jeune femme pleine de vie et d’espoir. Elle
décide de l’aider dans sa quête de liberté, espérant aussi trouver la sienne.
Gypo est un film touchant qui dévoile la vie des réfugiés dans les villes de transit, la
découverte de l’amour et des différences.
Gypo croise, avec humour et tendresse, trois histoires racontées du point de vue d’Helen, Paul et
Tasha. La réalisatrice Jan Dunn a choisi de suivre les règles du Dogma de Lars Von Trier ;
c’est le premier film du Royaume-Uni certifié Dogme 95.

Imagine Me and You, Ol Parker, Royaume
Uni, 2006, 90 min, VOSTF, fiction.
«Imagine Me and You» raconte l’histoire d’une fille qui tombe amoureuse le jour de son mariage…
mais pas de son futur époux!
Alors qu'elle s'apprête à épouser Heck, son meilleur ami, la jeune Londonienne Rachel tombe
follement amoureuse de Luce, la fleuriste dont les bouquets décoreront la cérémonie. C’est le coup
de foudre. Et chaque nouvelle rencontre avec Luce conforte ses sentiments… Mais Rachel va tout
faire pour ignorer son trouble et son attirance. Pourtant, un jour, elle finira par vivre la plus
incroyable des aventures…
Imagine Me and You est un film d’amour joyeux et coquin porté par une distribution brillante où
l’on retrouve Piper Perabo (Lost & Delirious) et Matthew Goode (Match Point). Une charmante
comédie dans la pure tradition romantique à l’anglaise. Un joli film qui n'évite pas quelques
clichés, mais qui est porté par sa distribution enjouée et son humour anglais au moins aussi
savoureux. Une histoire drôle et émouvante dans laquelle chaque personne amoureuse se
reconnaîtra... Attendrissant et agréable.

La Révolution Du Désir, 1970, la libération homosexuelle,
Alessandro Avellis et Gabriele Ferluga, France, 2006, 80 min, documentaire.
«Phare, Fard, Fhar! La révolution des homosexuel/les – FHAR 1971» : une exploration des années 70, de
la naissance des mouvements de libération sexuelle aux débuts du mouvement lesbien et gay du FHAR, le
Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire qui a donné une visibilité radicale aux homosexuel/les.
Esprits provocateurs, essais aux titres les plus fous (Le rapport contre la normalité, Trois milliards
de pervers), commandos délirants et actions mixtes, marquent avant tout cette époque. A travers les
portraits de Guy Hocquenghem et de Françoise d’Eaubonne, se dévoilent des personnages étonnants,
partisans inconditionnels de cette révolution du désir. On y retrouve aussi René Scherer, Catherine
Deudon, photographe du MLF, Carole Roussopoulos, cinéaste militante, Joani Hocquenghem, frère de Guy
et les Panthères Roses.
Ce film est un document rare et précieux qui explore le passé et qui vient surtout questionner le
présent.

Sévigné - Júlia Berkowitz, Marta
Balletbò-Coll, Espagne, 2005, 82 min, VOSTF, fiction.
Júlia Berkowitz, célèbre metteur en scène de Barcelone, décide de monter une pièce de théâtre sur
la vie de Madame de Sévigné. Elle rencontre Marina, l’auteur de la pièce, une femme imprévisible
qui a écrit un incroyable texte. Une collaboration artistique commence entre les deux femmes où
fiction et vie privée finissent par se mêler. Très vite, Júlia doit choisir entre son mari, un
critique très écouté et respecté, son amant, le charmant directeur du Théâtre National et la
fougue de Marina. Traité sur le mode de la comédie, le film nous entraîne dans les coulisses du
milieu artistique de Barcelone avec ses attraits et ses rebondissements imprévisibles.
La réalisatrice Marta Balletbò-Coll, surnommée la « Woody Allen » espagnole, nous livre une
comédie sophistiquée et romantique sur l’amour de deux femmes, un film parodique sur l’univers du
théâtre et l’envers des décors.
Grand Jury : Meilleur long métrage fiction au Festival International de Films de Femmes Créteil
2006.

Summer Storm, Marco Kreuzpaintner,
Allemagne, 2006, 98 min, VOSTF, fiction
Copains depuis des années Tobi et Achim sont inséparables. L’un barreur, l’autre rameur dans une
équipe d’aviron, ils sont unis par une amitié liée au sport et à leur même volonté de gagner.
Bientôt ils vont disputer la plus grande régate de la région et se retrouvent dans un camp de
jeunes pour s’y préparer. Mais quand Achim s’amourache d’un membre de l’équipe féminine, Tobi
comprend que ses sentiments pour Achim sont plus que de l’amitié. Sa douleur est intense et il se
demande comment il va vivre alors ce sentiment amoureux, qui loin de le rapprocher de son ami,
risque fort de le lui faire perdre. Arrive alors dans la compétition une équipe de jeunes
homosexuels athlétiques qui affichent fièrement leurs tendances. Tobi et ses camarades sont forcés
de revoir leurs préjugés, leurs craintes, et leurs secrètes attirances. Au fur et à mesure que la
tension monte, une confrontation entre les jeunes gens devient inévitable, en même temps qu’une
violente tempête menace d’éclater sur le lac…
Avec beaucoup d’humour, quelques jolies trouvailles métaphoriques, filmé en extérieur au bord d’un
lac, l’été, avec soleil couchant et orages, Summer storm séduit par sa fraîcheur et sa sincérité.
«J’ai voulu un film honnête qui raconte la jeunesse, l’ambivalence et les doutes qui la
caractérisent. Pas une comédie cinglante ou une farce primaire basée sur le sexe, mais un film qui
prend au sérieux les jeunes, leur monde émotionnel, leur mélancolie. J’ai ensuite rédigé un texte
à partir duquel a été écrit le scénario. Et ce texte représentait ma propre histoire».
Marco Kreuzpaintner

The Nomi Song, André Horn, Allemagne,
2004, 98 min, VOSTF, documentaire.
«Do you Nomi?» («Est-ce que tu me connais?»)
Est-ce sa voix ou son apparence, avec ce visage fardé de blanc, qui firent le plus sûrement sa
notoriété? Klaus Nomi devint une icône de l’underground new-yorkais à la fois grâce à son fameux
registre de contre-ténor et à ses tenues extravagantes, qui lui valurent l’admiration de David
Bowie dont il dessina aussi les costumes. Dans les années 70, il était partie intégrante du
milieu branché de New York, il jouait dans des films, il se produisait dans des clubs et il
enregistrait des disques. Sur scène, son programme oscillait entre «Samson et Dalila», de
Saint-Saëns, le hit de l’été de Donna, «I feel love», et «The Twist», de Chubby Checker.
En seulement quelques années, Klaus Nomi a vendu des millions d’albums grâce au travail acharné
de sa maison de disques qui fit de lui une star mondiale. Lorsqu’il décède du sida en 1983, il
était loin d’avoir atteint l’apogée de sa gloire, il devint également la première victime
«célèbre» de ce qui allait être la pandémie que l’on sait.
Que ce soit la sortie de compacts posthumes ou la publicité pour la liqueur Jägermeister, Klaus
Nomi est encore présent aujourd’hui comme il l’était de son vivant.
Dans son film documentaire, Andrew Horn raconte l’histoire de ce jeune homme, né Sperber, en
1944, en Bavière, qui devint une star aux USA. Outre des extraits de ses shows, il présente des
témoignages de sa famille, de son ancien professeur de chant et de nombreux amis et collègues.
Et Klaus Nomi est lui aussi de la partie, sous la forme d’une gigantesque poupée mécanique
conçue par l’artiste Pat Keck.