




Le Festival REFLETS a, depuis sa
création, la volonté et le désir de favoriser des « passerelles », des « échanges » des « points
de vue » avec d’autres festivals, manifestations, associations culturelles et artistiques, qui
par leurs actions et leur énergie, permettent en France ou à l’étranger, la diffusion d’oeuvres
novatrices et pertinentes.
Ils concourent à leur façon à une transdisciplinarité des genres artistiques, et permettent à
leurs publics d’accueillir et de s’enrichir, à chaque édition, d’œuvres originales et singulières...
Ainsi pour cette 6ème édition, Le Festival est heureux d’offrir deux cartes Blanches : l’une au
Festival Mix Brasil (Festival de cinéma et de vidéo sur la diversité sexuelle) de Sao-Paulo
(Brésil) et l’autre au Festival de Marseille (Marseille).
Carte Blanche au Mix
Brasil
de Sao-Paulo
Mix Brasil : Calor, prazer e alegria!
Mix Brasil : Chaleur, plaisir et joie!
Les films sélectionnés et proposés par Suzy Capó et
Tiago Grandeza,
programmateurs du Mix Brasil l’ont été sur les précédentes éditions
du festival Brésilien. 11 courts-métrages savamment choisis permettront
aux festivalières et festivaliers de découvrir entre autres par cette
sélection la richesse, l’inventivité, l’humour, du cinéma brésilien.
«Depuis sa création, en 1993, le Festival Mix Brasil tient un rôle
important dans la production de films ayant une thématique LGBT au Brésil.
Sa propre origine est associée à cette production puisque c’est à partir
d’une projection de vidéos brésiliennes sur la diversité sexuelle au
Mix New York Lesbian and Gay Experimental Film and Video Festival que
Mix Brasil est devenu la plus grande vitrine et référence de la culture
gay, lesbienne, bisexuelle et transexuelle du pays. L’aventure continue
au travers d’invitations comme celle qui nous est faite par le Festival
Reflets qui nous a donné une Carte Blanche pour que nous présentions
un programme de films brésiliens pour sa sixième édition. La visibilité
donnée à ces films alimente la volonté de produire et c’est ainsi que
se forme un véritable cinéma brésilien de la diversité sexuelle. Les
films sélectionnés pour la projection à Marseille forment un panorama
de la production audiovisuelle avec une thématique de la diversité sexuelle
au Brésil des cinq dernières années. Ce sont des films avec peu ou pas
de dialogues et où le paysage urbain prédomine comme image pour la construction
de narratives représentatives de l’expérience des gays, lesbiennes,
bisexuels et transexuels et aussi de ceux que nous définissons comme
sympathisants. Comme vous le verrez, il n’est pas besoin de beaucoup
de mots pour exprimer la diversité sexuelle sur le territoire brésilien.
Avec humour, intelligence et sensibilité, les cinéastes réunis dans
cette selection de films emploient un vocabulaire audiovisuel qui leur
est propre pour traduire la chaleur, le plaisir et la joie. Bonne séance
à tous!»
Suzy Capó & Tiago Grandeza,
Programmateurs.
Les films présentés:
Vibracall, Esmir Filho, 2006, 5 min.
Dans ce récent film du nouveau talent brésilien Esmir Filho, deux adolescentes
trouvent une idée forte intéressante d’utiliser leur portable en classe.
Afin de recevoir ce genre de coup de fil, vous n’avez pas besoin d’un
téléphone équipé de MP3 ou de vidéo, tout ce dont vous avez besoin c’est
d’un téléphone en mode vibreur…
Os amantes ou da incomum arte de se achar sem se
perder/Amoureux ou bien l’état inhabituel de se retrouver sans se perdre,
Guga Barros, 2003, 9 min.
Entre les rencontres chanceuses et celles qui échouent, deux jeunes
citadins se retrouvent.
Jogos/Jeux, Eduardo Aguilar, 2004, 8
min.
Une histoire sur la manière de se transformer chaque matin.
Entre Trilhos/Entre les lignes, Eloisa
Fusco, 2003, 5 min.
Dans un passé lointain, deux filles tentent de s’échapper...
Rasgue Minha Roupa/Déchires mes fringues,
Lufe Steffen, 2002, 11 min.
Les aventures d’un beau gosse en laisse dans une grande ville, toujours
poursuivi par d’étranges personnages.
A Verdadeira História de Bambi/La vraie histoire de Bambi,
Ludwig Von Papirus, 2004, 5 min.
Une réadaptation d’une histoire enfantine très connue.
Kiss me up/Lèches-moi,
Ivy Abujamra & Fabiana Prado, 2003, 3 min.
Le mélange de deux langues : sublimation d’activités sexuelles féminines.
Bendita Seja Toda Dor/Béni dans la douleur,
Ruy L., Marcelo P. & Osvaldo L. –xplastic, 2002, 5 min.
Un couple de lesbiennes enfermées dans une pièce. Une dominante, une
passive : cordes, pinces et beaucoup de douleur.
Sexo na Casa Branca/Sexe à la Maison Blanche,
Ludwig Von Papirus, 2004, 5 min.
Une visite pas très ordinaire de la Maison Blanche : attendez-vous au
plus inattendu!
A Mona do Lotação/Drag Queen dans un bus,
Eduardo Mattos & Daniel Ribeiro, 2002, 6 min.
Un trans mignon et séducteur dans un bus, joue le rôle de l’ouverture
sexuelle où tout est permis, tout est possible.
Ópera Curta/Petit Opéra,
Marcelo Laffitte, 2004, 12 min.
Trois personnes se rencontrent dans la foule. Que cherchent-elles ?
Traduction des textes : Farid
Tari



Carte Blanche au
Festival
de Marseille
La fiction chorégraphique d’un jeune et talentueux chorégraphe français, puis un documentaire
allemand sur un frêle jeune homme, devenu personnage charismatique «icône» des années 70-80,
rassemblent cette année nos deux festivals, lieux ouverts à la rencontre et à la création.
Cette programmation permettra de découvrir:
Ere, Mela Mela, Daniel Wiroth, France,
2005, 5 min, fiction.
Sur une chorégraphie de Lionel Hoche, et
une
musique de Mahmoud Ahmed, deux hommes se rencontrent, virevoltent, s’envolent.
Erè mela mela a été produit dans le cadre d'une série thématique initiée par Arte : sept films
courts réunissant un chorégraphe et un réalisateur. Dans ces "chorégra-films", la musique
imprime sa durée et son atmosphère à chacun des univers chorégraphiques.
The Nomi Song, André Horn, Allemagne,
2004, 98 min, VOSTF, documentaire.
«Do you Nomi?» («Est-ce que tu me connais?»)
Est-ce sa voix ou son apparence, avec ce visage fardé de blanc, qui firent le plus sûrement sa
notoriété? Klaus Nomi devint une icône de l’underground new-yorkais à la fois grâce à son fameux
registre de contre-ténor et à ses tenues extravagantes, qui lui valurent l’admiration de David
Bowie dont il dessina aussi les costumes. Dans les années 70, il était partie intégrante du
milieu branché de New York, il jouait dans des films, il se produisait dans des clubs et il
enregistrait des disques. Sur scène, son programme oscillait entre «Samson et Dalila», de
Saint-Saëns, le hit de l’été de Donna, «I feel love», et «The Twist», de Chubby Checker.
En seulement quelques années, Klaus Nomi a vendu des millions d’albums grâce au travail acharné
de sa maison de disques qui fit de lui une star mondiale. Lorsqu’il décède du sida en 1983, il
était loin d’avoir atteint l’apogée de sa gloire, il devint également la première victime
«célèbre» de ce qui allait être la pandémie que l’on sait.
Que ce soit la sortie de compacts posthumes ou la publicité pour la liqueur Jägermeister, Klaus
Nomi est encore présent aujourd’hui comme il l’était de son vivant.
Dans son film documentaire, Andrew Horn raconte l’histoire de ce jeune homme, né Sperber, en
1944, en Bavière, qui devint une star aux USA. Outre des extraits de ses shows, il présente des
témoignages de sa famille, de son ancien professeur de chant et de nombreux amis et collègues.
Et Klaus Nomi est lui aussi de la partie, sous la forme d’une gigantesque poupée mécanique
conçue par l’artiste Pat Keck.